VOVINAM

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Bonjour à tous, chabatz d’entrar !

À force de traîner des pieds, de maugréer, de bougonner, de rechigner sur toutes les activités qu’elle voulait que je fasse, ma mère a fini par accepter que je me remette à étudier les Arts Martiaux vietnamiens. Mais, alors qu’elle n’y connait rien et en dépit de ce que souhaitais, elle m’a fait changer de style et de club. Le 18 novembre 2009, je reviens donc au Võ-Thuật. Mais en Vovinam. Je n’étais pas content du tout d’avoir à porter un võ phục bleu, alors que, jusqu’à présent, je ne savais même pas que ça existait. Mon père, qui a parcouru le Miền Tây du Nord au Sud et d’Est en Ouest n’y avait vu que des võ phục noirs. Pour lui, le Vovinam restait confidentiel et n’était pas implanté dans le Vietnam profond, celui des campagnes, mais seulement dans les grandes villes (pour être honnête, il faut dire que ça a bien changé). Bref, je serai couvert de bleu, même sans avoir combattu … Commencer dans un nouveau club où les quyền (ça se prononce ouine) – l’ékivalent des katas du karaté – ne sont pas les mêmes, où je ne connais personne et où j’arrive alors que l’année a commencé depuis deux mois : je suis un peu perdu. Heureusement, il y a quelques points positifs : je n’ai pas trop perdu de ma souplesse et je ne suis pas ridicule par rapport aux autres (qui sont là depuis deux mois, ou un an et deux mois, voire deux ans et deux mois). J’ai de l’énergie à revendre, grand soif d’apprendre et du retard à rattraper. J’ai écrit que je n’étais pas content : tout avoir à réapprendre (et bien plus encore à apprendre) me faisait un peu peur. Mais, surtout, j’avais peur de mal faire.

Sans aucune mauvaise volonté de ma part qui aurait pu laisser accroire que j’ai un peu traîné des pieds au départ, il m’a fallu plus d’un mois pour trouver un võ phục bleu à ma taille. Je ne sais pourquoi (il est vrai que du XXL en 28 kilos ce n’est pas facile à trouver).

Donc, je suis resté quelque temps en noir, mais avec une ceinture bleue (la mansuétude du maître a quand même ses limites).

Bon, assez plaisanté. Je ne vais pas passer le reste de ma vie à y être tout en n’y étant pas : il faut que je me mette dans le chou que je suis désormais au vovinam việt võ đạo et qu’il me faut jouer le jeu. D’ailleurs je n’ai pas à me plaindre : je vais à nouveau pratiquer les AMV. Je vais donc m’entraîner. Et peut être qu’un jour le schtroumpf Yo-an montera sur un petit podium.

Et gare à celui qui me surnommera Jean Banlère :

Le maître a l’air satisfait, c’est la première fois que je le vois sourire :

Mon premier entraînement en combats, au club (je porte des gants et un plastron rouge, un casque blanc) :

Le dimanche 28 mars, le club participe au Trophée de la Porcelaine, au dojo régional de Limoges. En technique individuelle, j’obtiens une très mauvaise deuxième place. Bon, d’accord, je n’ai commencé qu’il y a quatre mois, mais le résultat est nul. J’ai trop honte : je me donne un an pour m’améliorer, sinon je retourne « chez les noirs ». Ma déception se voit sur les photos ci-dessous. Décidément, cette année 2010 est pourrie. Je devais ‘passer’ un grade en juin, je ne pourrai pas : je serai à Taïwan !

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Donc, un an pour m’améliorer :

– me motiver (ça c’est facile, je le suis à fond) : depuis tout petit je savais ce que je voulais, même si je n’avais pas les mots pour le dire. Je voulais « faire » des arts martiaux. Pas de sport. Pas même un sport de combat. Un art martial,

– me choisir des modèles : en technique, le plus grand : Michaël Milon ; en combat Mr Jo Prestia et, à la fois en technique et combat, un ami de papa, l’acteur de cinéma Nghệ Sĩ Quang Đạt. Curieusement, aucun de ceux que j’ai choisis pour modèles n’a pratiqué le vovinam, ni le viet vo dao (le premier a été trois fois champion du monde de katas, le second trois fois champion du monde en muay thai et un quatrième titre mondial en kick boxing, le troisième pratiquant de taekwondo, aux prouesses physiques spectaculaires).

(photos ci-dessus réalisées sans trucage, même la première)

De la collection de photos de mon père, celle qui suit représente pour moi au mieux ce que devraient être les arts martiaux : une transmission de Maître à Disciple (et non pas d’entraîneur de club à élève), de celui qui sait à celui digne de recevoir ses enseignements.

Vous aurez reconnu le plus grand combattant d’Indochine, puis du Vietnam : MONSIEUR Minh Cảnh. Un authentique champion, lui, qui, avec un dernier grand combat à l’âge de 51 ans, est resté invaincu.

Bilan de la saison : une seconde place au trophée de la Porcelaine. Beurk !

Je vais, d’abord, profiter de mes vacances à Marseille et dans les environs.

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Le jeudi 12 août 2010, en avant-première de Karaté Kid, sorti en Chine le 10 juin, aux États-Unis le 11 et qui sortira en France le 18 août, Yo-an et Nicolas participent à la présentation du film.

      

Il s’entraînera un peu pendant le mois d’août, maître Do lui ayant promis de lui faire passer son grade en septembre (puisqu’en juin, lors du passage de grade, il était à Taiwan). Promesse qui ne sera d’ailleurs pas tenue… Et s’inspirer d’autres techniques qui pourraient lui donner des idées de positionnement, de garde, d’esquives pour les combats à venir.

J’ai continué à m’entraîner rue Croix Buchilien, ce qui a occasionné un incident que mon père n’a que très moyennement apprécié : mon « maître » a exigé de Rithya (de quel droit ?) qu’il cesse de me faire travailler. Et ce, sur son lieu de travail, devant tous ses élèves ! Mon père profite de l’occasion pour m’enseigner qu’il y a une différents énorme entre un maître, qui n’est qu’un simple enseignant de club, plus ou moins bon et avec plus ou moins de diplômes lui promettant d’enseigner, voire pas de diplômes du tout ! et un Maître d’arts martiaux et que je me rendrais compte rapidement des différences, par moi-même.

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Par contre, bien que je n’aie jamais fait mystère de suivre leurs enseignements, le « maître » s’est bien gardé d’avoir les mêmes exigences envers messieurs Georges Charles et Jo Prestia. Courageux le « maître », mais pas téméraire.

J’aimerais, un jour quand je serai grand, représenter mon pays, la France, dans une compétition importante. Et je profite de l’occasion pour dire que je n’aime pas du tout que l’on m’appelle Yo Han (Yo le Chinois), comme je le vois écrit sur le site du club. Et puis d’abord, ai-je l’air d’être un Chinois ?

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Puisqu’il y en a qui s’amusent à détourner mon nom, je leur montre que moi aussi je sais faire. Ça me met en colère de voir mon prénom estropié.

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Comprendra qui peut !

Le 22 janvier 2011 nous faisons un stage au dojo municipal, avec les clubs Long Ho Hoi et Ba Hoi. J’y revois, avec beaucoup de plaisir, maître Pascal Proumen et maître Laurent Gentreau, de mon premier club.


J’ai obtenu ma première barrette (ceinture bleu clair une barrette) lors du passage de grade du 30 janvier 2011 (nhập môn, sờ cấp). Avec une très bonne note (17/20) en théorie. J’aime bien la théorie, c’est presque de la philosophie : on a le droit de dire tout ce qu’on veut mais il faut expliquer pourquoi on le dit (et que l’explication soit cohérente).

Le dixième Trophée de la Porcelaine est annoncé pour le samedi 5 mars.

Si j’y fais un ratage tel celui de l’année dernière, je raccroche mon võ phục. Mais ça m’embêterait car, finalement, le bleu va bien à mon teint. Le bleu est même devenu ma couleur préférée. Le peu que je connais de la technique du vovinam me convient. Elle me plait même très beaucoup, comme disent les petits.

5 mars : les résultats sont moins mauvais que je le craignais : je ramène une première place en technique individuelle, une autre en combat (semi contact, à la touche), une deuxième place en technique à deux (avec mon copain Tristan) et une seconde deuxième place en technique synchronisée (toujours avec mon copain Tristan).

Le plus important, pour moi, c’est la technique individuelle. En technique à deux et en technique synchronisée on peut toujours dire, si ça se passe mal, que c’est de la faute de ses partenaires. Et, dans chaque combat, il y a toujours une part de chance (le plus souvent de malchance). Mais en technique individuelle, on ne dépend que de soi : c’est pour ça que j’admire ce que faisait Michaël Milon. Je me repasse souvent les vidéos de ses trois championnats du monde.

Maître Stephane Crespeau m’a donné une très bonne note, maître Laurent Gentreau une encore meilleure note : ça me fait très plaisir, parce qu’il a été champion de France. maître Do et maître Daniel m’ont donné de bien moins bonnes notes. Ça prouve que j’ai encore une grande marge de progression (et que mon style ne fait pas l’unanimité).

Mais une autre date, autrement plus importante, approche : celle de la Coupe de France. Pour une première participation, je ne me fais pas d’illusions. D’autant que parmi les engagés il y aura les clubs de la région parisienne, ceux qui font les démonstrations à Bercy. C’est donc plié pour la technique. Quant aux combats, les Antillais vont probablement s’approprier les premières places.

Il me reste moins de deux mois et demi pour m’entraîner : ça va être short ! même en bossant quarante-huit heures par jour, je ne serais pas certain de me classer en milieu de tableau. Alors une heure d’entrainement deux fois par semaine… Je pense à l’échéance qui approche. Le maître du long ho hoi, un copain de papa, nous prête un coin de son dojo pour que je puisse m’entraîner un peu pendant les vacances de Pâques, qui arrivent fort à propos : une révision d’une heure (échauffement compris) de la technique le matin des lundi, mercredi et vendredi et une demi-heure de préparation au combat l’après midi des mardi, jeudi et samedi, pendant la moitié de ces vacances. Peut-être devrais-je prétexter un mal au ventre pour ne pas y aller ? Et pourtant, j’ai très envie d’y aller. Au moins pour voir l’ambiance et à quelle sauce je serai mangé. Mais, surtout, pour savoir comment je devrais me préparer pour l’année prochaine. Si au moins ma mère ne m’avait pas fait arrêter pendant aussi longtemps. J’ai fait broder sur mon đai lưng (ma ceinture) bửu sơn kỳ hương en chu nom () pour me porter bonheur. Et je prie le bouddha A Di Đà (Amito fuo 南無阿彌陀佛) et le général Quan Cong (Guan Yu 關羽), pour qu’ils m’aident à ramener au moins une petite médaille de bronze. Les médailles, elles ne seront pas en chocolat : il faudra, pour les gagner, aller les décrocher et elles ne seront pas pendues dans un bonzaï.

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C O U P E    D E    F R A N C E    D E    V O VI N A M

Papa voulait partir la veille à la Coupe de France, afin que nous ne soyons pas fatigués. Mais nous partons tous ensemble. Enfin, presque tous. On arrive à Roissy en Brie, juste à temps pour la pesée. C’est bien : pas le temps de se poser de questions.

Je combattrai en moins de 30 kilos. Il y a, dans ma catégorie de poids, seize enragés (euh… engagés). Ça veut dire trois combats préalables avant d’arriver en finale. Ça s’annonce mal. Les autres copains du club, plus chanceux, auront moins à combattre : un ou deux combats maximum. Tant mieux pour eux ! À peine une heure pour déjeuner et c’est déjà la présentation des équipes.

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Commencent ensuite les épreuves de technique individuelle. Nous sommes appelés d’emblée pour le nhập môn quyền. Mon quyền (c’est le cas de dire), semble retenir l’attention des maîtres présents (de droite à gauche maître Sudorruslan, responsable technique national, caché à moitié par le juge (Ludovic Faucher), maître Tran Van Do, maître Lê Huu Nghia, coach de l’équipe de France, et maître Dauphin Frédéric, arbitre international) :

Ça s’est bien passé : la même note donnée par chacun des trois juges. Et une bonne note, pas extraordinaire, mais bonne : 7,3 ; 7,3 ; 7,3. Je rentrerai à Limoges avec la meilleure des médailles.

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À peine le temps de goûter cette victoire tellement inattendue qu’il faut nous préparer, Tristan et moi, pour le song luyện. Nous sommes appelés, entrons sur le tapis, saluons, quand le speaker nous interrompt, annonce que les épreuves ne reprendront que lorsque le vacarme aura cessé dans les gradins. Il faut dire que le bruit est tel que l’on n’entend pas les appels. Il a fallu que ça tombe sur nous ! L’interruption dure plus d’une minute puis nous reprenons, quelque peu déstabilisés. Malgré cela, les autres concurrents ne font pas mieux que nous : nous sommes premiers ! Les résultats sont un peu moins bons que pour le nhập môn quyền. C’est dû au fait que, pour cette technique à deux, nous avons changé plusieurs fois de partenaire et de rôle, le maître voulant que chaque équipe soit constituée au mieux. Éric et Christian finissent seconds.

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Le samedi se termine on ne peut mieux. Ce ne sera pas pareil demain matin, il y aura les combats.

Le premier combat, le dimanche matin, se passe bien, j’ai le temps de placer plusieurs jolis coups de pied. Bêtement, alors que je dominais, je prends un avertissement pour un coup de poing donné à la tête (coup interdit en compétition mais qu’on nous fait donner à l’entraînement et aux passages de grades). Les trois juges me déclarent vainqueur.

J’ai bien le temps de récupérer avant d’être appelé pour mon second combat. Il est relativement facile. Mais, comme pour le premier, je me sers exclusivement de mon pied droit, celui avec lequel je suis le plus efficace, le pied gauche restant en appui (il faudra que je travaille le gauche et que j’alterne : je suis trop prévisible). Les juges, unanimes, me donnent gagnant.

Je suis appelé presque immédiatement pour le troisième combat. Pas le temps de souffler. Je n’ai pas totalement récupéré, bien que le second combat n’ait pas été difficile. Cet adversaire est plus combatif que les deux premiers, plus grand aussi. Heureusement pour moi, au lieu de frapper, il se contente de pousser. Là aussi, les trois juges me déclarent vainqueur. Ça y est je suis en finale !

Juste le temps de retourner mon plastron et le quatrième combat commence. Aïe ! jusqu’ici, j’ai combattu en bleu, ma couleur devenue fétiche. Au pire, je finirai second. Sur seize, ce n’est pas si mal. Dès le début je suis mené. Mon adversaire est plus grand, plus gradé et bien meilleur, techniquement, que moi. Je l’ai vu, lors d’un đa luyện faire de superbes ciseaux. Et il conserve toujours une petite avance jusqu’à la fin du combat. Je suis sauvé à la dernière seconde par un coup de pied porté à la tête. Deux juges me donnent vainqueur, le troisième, mon maître, n’a pas vu le dernier coup porté, masqué par l’arbitre, et donne mon adversaire gagnant. Tant que l’arbitre ne lève pas mon bras, je ne suis vraiment pas sûr d’avoir gagné. Pas sûr du tout, même.

Un dernier combat difficile, avec un score serré. Je remporte une troisième médaille, la moins nette des trois. J’aurais préféré obtenir une victoire indiscutable. Si mon adversaire avait été déclaré gagnant, ce n’aurait pas été scandaleux. Loin de là. Seule petite satisfaction, les combats précédents, remportés plus nettement. Il me faudra me préparer mieux pour ceux à venir. Par exemple prendre conseil d’un ami de papa qui enseigne la boxe anglaise, afin qu’il m’apprenne l’esquive : je prends trop de coups. La lutte a été âpre, mais soft : je rentre chez moi sans le moindre hématome.

 

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Je suis félicité par maître Sudorruslan, le Su Phu () le plus gradé de la Fédération dans notre discipline. Un moment rare, que j’apprécie d’autant plus que xxxxxxxx, Christian, Éric et Tristan m’ont poussé à aller chercher les diplômes pour le club.

Notre club ramène de la Coupe de France une belle quantité de médailles.

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Un autre incident a eu lieu concernant la publication des résultats : mon père en ayant été chargé, il a demandé à l’épouse du maître de lui traduire le projet d’article, qui lui avait alors convenu parfaitement, mais ne lui convenait plus du tout au moment de la parution. Ça commençait à faire beaucoup

Enfin, le 4 juin 2011, avait lieu le passage de grade. Mon père y dénonça les coups portés à la tête et les hématomes après chaque entraînement en combats alors que lors de la Coupe de France, il n’y a eu aucune violence. Le maître, plein d’esprit, rétorqua que si ça ne nous plaisait pas de prendre des coups j’avais qu’à faire de la danse de salon. À quoi mon père répondit qu’il y pensait sérieusement pour la saison prochaine. Bonjour l’ambiance ! Je reçois le grade đệ nhat cấp, sờ cấp (ceinture bleu clair deux barrettes), mais je me débrouille pour que ce soit maître Daniel qui me remette ma ceinture.

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Bien meilleure que la précédente, cette saison a été particulièrement bonne : deux passages de grades (au lieu de trois prévus), de bons résultats en compétition. Mais j’ai peut être eu, simplement, de la chance. Ces résultats n’auront un sens que s’ils sont confirmés au long des années à venir. Et, surtout, la question que je me pose est : que valons-nous vraiment, dans l’absolu ? C’est-à-dire par rapport aux Vietnamiens qui, eux, s’entraînent tous les jours et plusieurs heures par jour ? Probablement pas grand chose. j’aimerais bien, lorsque j’aurais acquis beaucoup plus de technique et que je me serai bien amélioré, pouvoir les rencontrer dans le delta du Mékong.

C’est l’été. Le mois de juillet, je le passe avec mon papa. Je vais m’entraîner un peu. Malheureusement pas au Tổ Đường de Sài Gon. Bien que mon père me dise de lever le pied (l’expression est particulièrement bien choisie), que je risque de saturer, je ne serai jamais sevré car le Vovinam est très diversifié : quyền à mains nues, bâton, sabre, hallebarde, combats.

À la rentrée, je vous tiendrai au courant de la suite de ma pratique, probablement toujours dans le Vovinam, mais, ce qui est sûr, ailleurs.

Bonnes vacances à tous ceux qui me liront. Et aux autres aussi, d’ailleurs !

Je vous parle quand même un peu de mes vacances. On me les a bien imposées, alors je ne vois pas pourquoi je ne vous les infligerais pas aussi, hihi. Quelques entraînements (légers) : répétition des deux premiers quyền, puis quelques minutes de pieds poings au sac et, pour finir, quelques ciseaux. À la mi-juillet, visite à la pagode de Rancon où je comptais faire bénir mon võ phục, mes protections, mon casque et mes gants (ça n’a pas pu se faire, mais le Vénérable de celle de Noyant, qui m’a donné mon nom bouddhique, le fera, il me l’a promis). J’ai rencontré à Rancon l’ancien maître de mon père, très au fait des arts martiaux vietnamiens. J’y ai aussi rencontré un grand moine de Taiwan avec qui j’ai pu parler assez longuement de wushu. Et il semblait intéressé (à moins qu’il ait été, tout simplement, poli).

L’été est pourri, nous « descendons » passer une dizaine de jours dans le Sud. Chez mon oncle Michel, longtemps pratiquant de Viet Vu Dao de l’École Pham Van Tân (celle de Maurice Nguyen Cong Tot) et ma tante Lan, qui paraît frêle, mais a un sacré niveau de Taekwondo militaire.

De chouettes vacances où j’ai quelquefois, dans mes jeux, utilisé ce qui pourrait me servir dans les Arts Martiaux (ben oui, quand même ! si je vous parle ici de mes vacances, c’est qu’elles ont un petit peu à voir avec les AMV).

À l’élastique (salto, grand écart) :

Renforcement des jambes en frappant l’eau :

J’ai également fait mes quyền dans l’eau de mer. Si l’on peut faire les quyền dans l’eau ou dans de hautes herbes (pas trop hautes quand même, pour que l’on puisse me retrouver), on ne les fera que mieux sur le tapis (c’est du moins ce que je crois).

Présentées ainsi, mes vacances peuvent sembler être celle d’un galérien.

Il n’en est rien (c’est vrai, ce n’est pas que pour la rime). Ou alors un galérien au Club Méd : juste une petite demi-heure d’entrainement plus ludique qu’acharné (et encore pas tous les jours). Parce que là, je ne vous parle que d’un de mes centres d’intérêt. Le principal, certes, mais j’en ai bien d’autres. Je consacre bien plus du temps passé avec mon papa aux jeux de société, à jouer à la wii, au tuyển dá cầu (il est vrai que le cầu tuyển prépare bien au võ cổ truyền), à lire (principalement des BD) à aller au cinéma, qu’à m’entraîner (et j’envisage de me mettre sérieusement à la gratte, dès que Brad ou Jacky pourront me donner des cours). Peu d’entraînement, donc. Parce que, mon père et moi, avons un tel respect pour le travail que nous avons scrupule à y toucher (contrairement aux fainéants qui, eux, refusent de travailler).

« Pour faire de vieux os faut y aller mollo ; pas abuser de rien pour aller loin »

Vacances passées à Marseille et ses environs et aussi en Charente-Maritime. J’ai l’air de faire la tête mais il n’en est rien : c’est juste le soleil qui est un peu trop lumineux au goût de mes yeux et ça me fait ressembler à monsieur le dépité entre les deux tours.

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Je quitte L’Élan Sportif sans aucun regret mais remercie néanmoins maître Do qui m’a appris des techniques à mains nues et surtout de sabre, qui n’était ni de mon âge, ni de mon grade, et qu’il m’enseignait les samedis après-midis.

Et s’il ne m’a pas fait travailler plus c’est, comme il l’a écrit dans une lettre qui a beaucoup fait parler, « qu’il ne pouvait pas faire plus, son restaurant lui prenant beaucoup de son temps ».

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L’Élan Sportif, c’est fini, mais comme le disait Antoine (de Saint Exupéry) :  pour chaque fin il y a toujours un nouveau départ.

Bilan de la saison 2010-2011 : deux secondes places et deux premières places au Trophée de la porcelaine et trois premières places à la Coupe de France de Vovinam.

 

NB Les podiums des Coupes de France (Vovinam et AMV) sont figurés dans un cadre tricolore, pour une meilleure lisibilité de nos pages.